« Qui sait ? Qui sait vraiment si la tortue n’est pas une pierre qui,  à force de rêver, est parvenue à avancer…. » Guy Marchand.

Plus nous crierons après nos enfants, plus ils auront des habitudes nerveuses. Tirer les cheveux, mettre les doigts dans le nez, cligner des yeux, faire pipi au lit et encore d’autres symptômes de stress, tout cela augmente lorsque les parents crient plus. Plus nous crierons, plus leur santé physique se dégradera : encore plus de maux de tête, de maux d’estomac, de rhumes et de grippes. Plus nouscrierons, plus ils auront tendance à avoir des problèmes de comportement : désobéissance et attitude de défi à la maison et/ou à l’école. Plus nous crierons, plus nos enfants auront des problèmes sociaux : être victimes des enfants tyrans, être eux-mêmes des enfants tyrans, avoir du mal à se faire et à garder des amis. Et plus nous crierons, plus ils auront tendance à être distraits dans leur travail scolaire. Aucun enfant d’une maison où l’on crie ne s’effondre de toutes ces façons à la fois. C’est la vulnérabilité de chacun qui déterminera la ou les zone(s) de fonctionnement qui pourront être affectées.

Et il y a plus. Si nous leur crions dessus pendant deux décennies consécutives (c’est-à-dire à travers les années de l’adolescence), arrivés à l’âge adulte, ils auront tendance à avoir : plus de troubles de la personnalité, plus de problèmes relationnels, plus de dépression et d’anxiété, plus de problèmes de santé, plus de difficultés pour éduquer leurs enfants, plus de dysfonctionnements de toutes les sortes possibles.

Plus nous crions à nos enfants, et moins ils nous apprécient. Moins ils nous apprécient, moins ils veulent être comme nous. En ne s’identifiant pas à nous, ils peuvent rejeter nos enseignements, nos valeurs et tout ce que nous voulons leur transmettre. Ainsi, plus nous crions, moins nous pouvons influencer nos enfants dans la direction que nous voulons qu’ils empruntent. Transmettre notre héritage juif, leur enseigner à différencier le bien et le mal, leur apprendre ce qui nous semble fondamental – notre capacité à faire tout cela est sérieusement menacée si nous crions sur nos enfants.

De plus, il y a de bonnes chances que les enfants sur qui nous crions fréquemment pendant 20 ans ne nous aimeront plus tellement quand ils grandiront et quitteront la maison. Certains ne nous parleront plus jamais. Certains iront habiter à l’autre bout du monde et n’appelleront qu’une fois de temps en temps. Certains resteront suffisamment près pour se disputer avec nous pour toujours. Peut-être verrons-nous nos petits-enfants. Peut-être pas. Et nos petits-enfants seront très susceptibles de se faire crier dessus parce que nous aurons installé dans le cerveau de nos enfants le logiciel du cri. Lorsque nous crions contre nos enfants, nos cris parviennent à nos petits-enfants et au-delà.

Donc, même s’il est tentant de crier pour toutes les raisons citées plus haut, c’est probablement un prix trop élevé à payer pour obtenir un peu de coopération. Heureusement, il existe des alternatives inoffensives et puissantes pour obtenir la coopération d’un enfant. Cela vaut la peine de les apprendre.

De très nombreuses études ont montré qu’il n’est pas vraiment possible d’influencer les enfants d’une façon positive sans avoir au préalable établi un lien avec eux.
Si punir, sermonner, gronder, accuser, humilier et crier ne créent pas de lien, alors quelles sont les alternatives ?

Quels outils pour connecter avec l’enfant ?
Connecter avec l’enfant par l’écoute :
° Ecouter de façon active…écouter vraiment. Prendre le temps de centrer toute son attention sur l’enfant (éliminer les parasites comme les télephones portables, par exemple).
La connexion s’établit lorsque l’adulte commence par valider ce que ressent l’enfant. De la même façon, n’est il pas plus facile pour nous adulte, d’être en lien et réceptifs à l’autre lorsque nous nous sentons compris ?
° Partager avec lui nos sentiments, de façon appropriée.
Souvenons-nous que les enfants nous écoutent après avoir eu le sentiment d’être écoutés.

Les enfants se sentent mis en valeur quand nous partageons respectueusement avec eux quelque chose de personnel.
Respectueusement, c’est à dire sans inventer d’histoires pour faire valoir notre point de vue ou transmettre une morale. Un partage vrai.
° Se centrer, avec les enfants, sur les solutions possibles, une fois le calme revenu. Le mot « avec » est omniprésent parce qu’il représente la voie royale de la connexion.
° Prendre du temps pour s’entraîner et installer les apprentissages de façon respectueuse.
° Poser des questions de curiosité pour aider les enfants à explorer les conséquences de leurs choix au lieu de leur faire subir les conséquences.
° Faire confiance aux enfants, aux élèves pour gérer eux-même leurs problèmes. (Apportons-leur notre soutien dans la recherche de solutions, validons leurs émotions, témoignons-leur notre affection tout en résistant à la tentation de trouver pour eux une solution, de réparer à leur place).
° Passer avec eux un « temps dédié », à deux (sans portable). Rien ne saurait crée un lien plus riche avec nos enfants, nos élèves, que de passer avec eux un temps de qualité apprécié par chacun.
° Les gestes d’affection, lorsque le contexte s’y prête et que cela permet de se sentir mieux avant de faire mieux.

Afin d’atteindre vos objectifs, il vous faut absolument croire que vous réussirez. Si non, vous ouvrez grand la porte sur la possibilité d’échec.
C’est une réalité primordiale !
Pensez-y, en quoi cela pourrait affecter votre activité et vos clients ?
Le rapport entre vous et votre clientèle est quelque chose qu’il faut élaborer et développer pour que vous puissiez réussir. En d’autres termes, vous devez d’abord croire en vous pour que vos clients, eux, aient confiance en votre service.
Vos croyances peuvent vous limiter.
Aidez votre client à comprendre que croire en soi, en son projet et ses idées est la première chose à faire. Cela facilite la mise en pratique des stratégies de réussite. Il est vrai que l’obstacle principal pour beaucoup est soi-même. Si on ne croit pas pouvoir faire alors dans la réalité des faits, on fait tout pour se saboter – même si on essaie de se leurrer en faisant semblant. Ca ne fonctionne pas !
Voici 4 symptômes fréquents qui démontrent que l’on doute de soi.
• Je ne l’ai jamais fait.
• J’ai déjà échoué.
• J’entends les autres dire que ce n’est pas raisonnable.
• Je ne sais pas comment faire.
Avant d’aller plus loin, il faut enrayer ces doutes négatifs. Voici 4 idées de solution :
• Construire avec soin un plan d’action, afin de réussir une étape à la fois. C’est ainsi que vous pouvez renforcer le niveau de confiance de votre client et de ce fait, lui permettre de réaliser les autres étapes jusqu’à son arrivée à l’objectif final.
• Faire le bilan avec votre client afin d’identifier ce qui n’a pas fonctionné les fois précédentes. Il faut analyser les domaines de faiblesses et puis créer des moyens de renverser ces faiblesses et donc les transformer en réussite. Il faut aussi et surtout analyser les situations de réussite, dans le but de pouvoir les reproduire et les maximiser.
• Il est impératif de s’entourer de gens positifs et motivants, qui sont prêts à vous soutenir. Evitez à tout prix les personnes négatives, qui n’ont rien dire à personne. Cela vous permettra d’éviter de devoir vous justifier à outrance.
• Pensez à acquérir les connaissances qui vous manquent. Une fois acquises, elles vous donneront l’énergie pour persévérer et les moyens pour vous développer. Les résultats seront là pour le prouver.
Sachez que ces quelques points ne représentent pas une solution conclusive à tous les problèmes de confiance en soi. C’est un sujet très vaste, cependant ces pistes peuvent vous aider à comprendre l’idée essentielle :
Qu’il vous faut croire en vous avant toute chose !
Quand il y a des zones d’ombres, il vous faut y faire face, les analyser et surtout agir pour les éliminer …. Autrement c’est tout simplement pratiquer la politique de l’autruche.
Alors faites face à la situation, identifiez les zones d’ombres et agissez !

Exercice 3. La barque qui tangue.

On compare souvent une relation à une embarcation, comme en témoigne l’expression « on est tous sur le même bateau  » parfois nous parlons même de la galère ! que faire lorsque le bateau menace de chavirer ?

Lisez la consigne suivante, puis répondez à la question posée.

Imaginez que vous êtes  avec une autre personne sur une petite barque, sur une rivière calme et claire. Tout d’un coup, la personne qui vous accompagne se penche de plus en plus d’un coté, commençant à déséquilibrer fortement l’embarcation…

Que faites vous alors?

Savez-vous ce que ferait un systémicien dans la même situation?

Il se pencherait du même côté que l’autre personne, mais un peu moins qu’elle, ce qui conduirait sûrement cette dernière à corriger d’elle-même son comportement et à ramener ainsi la situation vers un point d’équilibre et de sécurité. En systémie, nous parlons de comportements symétrique.

Votre solution ressemble à celle proposée par le systémicien ?

Quelles sont certaines des situations professionnels, familiales,sociales qui vous fait penser à cette métaphore de la barque et dans lesquelles cette façon systémique de vous y prendre pourrait vous être utile?

 

L’homme global

Des études scientifiques de plus en plus nombreuses montrent la corrélation entre foi et guérison et confirment les observations faites depuis la nuit des temps : l’animal pensant qu’est l’homme a un rapport différent à la vie, à la maladie, à la mort, selon l’état de confiance dans lequel il se trouve. De la confiance en soi, en son thérapeute, en la science, en Dieu, en passant par les chemins de l’effet placebo, découle une question capitale : croire aide-t-il à guérir ? Quelles sont les influences de l’esprit – à travers par exemple la prière ou la méditation – sur le processus de guérison ? Quelle importance peuvent aussi avoir les propres convictions du médecin dans sa relation de soin et d’aide au malade ? Ces questions importantes éclairent d’un jour nouveau les questions essentielles : qu’est-ce que la maladie ? Que signifie “guérir” ?

La guérison est toujours in fine une autoguérison : c’est le corps et l’esprit du malade qui produisent la guérison. C’est par la régénération cellulaire que le corps retrouve un équilibre qu’il avait perdu. Il est souvent utile, voire nécessaire, d’aider le corps malade par un acte thérapeutique et l’absorption de médicaments. Mais ceux-ci ne font qu’aider le processus d’autoguérison du patient. La dimension psychique, la foi, le moral, l’environnement relationnel, jouent aussi un rôle déterminant dans ce processus de guérison. C’est donc toute la personne qui est mobilisée pour guérir. L’équilibre du corps et de la psyché ne peut être rétabli sans un véritable engagement du malade à retrouver la santé, sans une confiance aux soins qu’on lui prodigue et éventuellement, pour certains, une confiance en la vie en général ou en une force supérieure bienveillante qui les aide. De même, parfois, une guérison, c’est-à-dire un retour à l’équilibre, ne peut se faire sans qu’il y ait aussi un changement dans l’environnement du malade : son rythme et son mode de vie, son alimentation, sa manière de respirer ou de traiter son corps, ses relations affectives, amicales professionnelles. Car bien des maladies sont le symptôme local d’un déséquilibre plus global de la vie du patient. Si celui-ci n’en prend pas conscience, il ira de maladies en maladies, ou souffrira de maladies chroniques, de dépression, etc.

Ce que les chemins de la guérison nous enseignent, c’est qu’on ne peut traiter un être humain comme une machine. On ne peut soigner une personne comme on répare un vélo, en changeant une roue voilée ou un pneu crevé. C’est la dimension sociale, affective et spirituelle de l’homme qui s’exprime dans la maladie et c’est cette dimension globale qu’il faut prendre en compte pour le soigner. Tant que nous n’aurons pas vraiment intégré cela, il y a des chances que la France reste encore longtemps championne du monde de la consommation d’anxiolytiques, d’antidépresseurs et du déficit de sa sécurité sociale.

source: www.analysetransactionnelle.fr

« le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. »
Marcel proust.

L’approche systémique se distingue des autres approches par sa façon de comprendre les relations humaines. En effet, la personne n’est pas le seul élément analysé dans la démarche. L’intervenant accorde aussi une importance aux différents systèmes dont elle fait partie (familial, professionnel, social, etc.). Cette personne est influencée à la fois par ses intentions, celles des autres, et celles des possibilités du milieu et/ou du système.

 L’intervenant s’intéresse aux règles de vie, aux processus de rétroactions, aux buts recherchés, aux mécanismes d’équilibre et aux pressions vers le changement.  Il observe les modalités de communication, la congruence, le niveau de différenciation et d’engagement au sein du système.  Il s’intéresse au niveau de remise en question permis, à la flexibilité des rôles ainsi qu’à leur degré d’adaptation à l’état actuel du système.

 L’histoire de la famille agit sur l’individu. Cet individu transporte avec lui des valeurs, des émotions et des comportements véhiculés par la famille et ceci depuis plusieurs générations.

 L’intervenant souhaite amener le système-client au prise avec un problème à communiquer sur un nouveau mode et à vivre autre chose.  Il facilitera le décodage adéquat pour que chacun puisse comprendre les autres.  Il favorisera l’expression des émotions, des souhaits, des intentions positives et des efforts fournis.  Il fournira aux membres du système l’occasion de communiquer sur leur façon de communiquer (métacommunication).

C’est pourquoi je vous propose un à deux exercices par jour pour vous initier.

EXERCICE.1 l’agenda relationnel

« le fardeau supporté en groupe est une plume »

les activités et taches de notre quotidien,qu’elles soient uniques ou répétitives ,sont sources de satisfaction ou d’insatisfaction , en fonction de leur fréquence ,de l’intérêt qu’on leur porte ou de la surprise que l’on y trouve.

Prenez votre agenda et relevez vos activités  familiales ,professionnelles ou intimes.

1.Imaginez deux boîtes et inscrivez dans chacune d’elles, les activités qui engendrent de l’ennui ou de la tension.

2.Entre ces deux boites se trouvent maintenant l’ensemble des activités qui sont source de plaisir ,d’intérêt ,de joie ,de surprise …….Prenez quelques instants pour inscrire ces moments qui sont pour pour vous des occasion de vous ressourcer,de manière ponctuelle ou régulière.

EXERCICE.2 le sens des relations

« La seule possibilité de donner un sens à son existence, c’est d ‘élever sa relation naturelle avec tout le monde à la hauteur d’une relation spirituelle. »

Albert Schweitzer

les relations que nous entretenons avec certaines personnes (amis, collègues, confrères, voisins……) nous aident dans la réalisation et l’aboutissement de nos projets car elles soutiennent nos valeurs et nos croyances.

Choisissez quatre personnes de votre entourage, puis répondez aux questions suivantes.

1.Faites un tableau avec Noms et Prénom (ex: Martine),Valeurs partagées (ex: indépendance, liberté) ,Croyances partagées (ex: tout s’arrange au final, tout arrive à qui sait attendre) .

2.Donc, ce qui est important pour moi (valeurs), c’est…

3. Parce ce que je crois (croyance) que…

4. Et tout cela pour pouvoir (finalité)…

5. Et de façon plus large et plus grande pour (finalité plus grande)…

6. Car je pense que ma mission sur terre est de…

Réaliser les projets de vie qui nous tiennent à coeur suppose de s’appuyer sur les valeurs et les croyances qui nous fondent. L’énergie que l’on mettra dans cette construction dépendra en grande partie de notre capacités à nous connecter à un sens plus large (pour qu’elle finalité ?) qui, s’il nous concerne, nous dépasse aussi (c’est l’approche transpersonnelle). C’est à ce niveau que l’on peut parler de mission (qu’elle contribution vais je apporter qui va bénéficier à d’autres humains).

Sens littéral d’une expression et conversion:

Un mode d’entrée possible dans la somatisation
Les expériences de suggestion hypnotique révèlent que l’Inconscient (1) interprète souvent les mots au sens littéral et que ces interprétations sont capables de déclencher des modifications physiologiques et des perturbations fonctionnelles corporelles objectives. Par exemple, les muscles lisses viscéraux ou vasculaires, hors du contrôle volontaire en état d’éveil ordinaire, car sous commande du système neuro-végétatif, deviennent sensibles aux injonctions verbales et évocations imagées en état de transe hypnotique; alors que les muscles volontaires sont plutôt hypotoniques ou moins coordonnés dans cet état, phénomène paradoxal bien connu des praticiens en hypnose. Cette sorte d’inversion du contrôle – due en partie à la prédominance de l’activité parasympathique pendant la transe, mais les mécanismes précis sont loin d’être élucidés – a des conséquences importantes:

* En pathologie:

Certains troubles fonctionnels peuvent être corrélés à ce que l’on peut appeler une
auto-hypnose négative(2). C’est-à-dire que le sujet peut provoquer à son insu, par utilisation répétée et en état de stress d’une expression triviale prenant le corps comme métaphore ou moi, me comme complément d’objet à un verbe, une véritable instruction physiologique qui va être exécutée quasi-automatiquement. Le risque est d’autant plus grand que l’expression revient souvent dans le dialogue interne de la personne – comme un « tic de langage » qui repasse en boucle – et que ce dialogue interne survient en état d’activation émotionnelle intense(3), colère ou peur, par exemple.

Quelques exemples de mots convertis en maux rencontrés dans ma pratique :

« Je prends sur moi » est redoutable car il facilite toutes les somatisations

« Je garde tout » est intéressant aussi: constipation, obésité, chronicité assurée

« Je dois tenir le coup » déclenche régulièrement, par homonymie, des cervicalgies chez des enseignants ayant des classes difficiles ou des employés en conflit avec leur collègue ou leur patron, par exemple;

« ça me gonfle » est volontiers traduit en ballonements, distension abdominale, oedèmes, obésité…

« ça m’emmerde, ça me fait chier, etc… sont punis par les troubles du transit et les pathologies ano-rectales;

« plein le cul » + « ça me gonfle » = hémorroïdes. Désolé pour cette (b)analité affligeante qu’on entend si souvent… mais au bout d’un moment, ça ne fait plus rire, ça fait vraiment mal!
La prise de conscience du lien est parfois le seul traitement efficace (chez un patient qui souffrait depuis un mois sans soulagement par les traitements médicaux, la décision de châtier son langage a fait régresser les symptômes en 24 heures).

« je me blinde avant d’y aller » et obésité

« ça me pèse »: obèsité, fatigue, douleurs des trapèzes, des épaules ou du dos

« ça me saoule »: céphalées, vertiges, troubles d’attention…

« ça me prend la tête »: idem

« ça ne passe pas », « ça me reste en travers », »pas avalé ce truc-là » et mal de gorge ou pathologie oeso-gastrique

« J’ai tout fait »: sensation d’oppression laryngée ou thoracique

La liste est longue… A vos crayons, la chasse aux mauvais mots est ouverte!

Une question importante à poser en cas de pathologie fonctionnelle est donc: « Quand vous stressez, qu’est-ce que vous vous dites dans votre for intérieur? » Ce qui rejoint la démarche d’analyse fonctionnelle de la thérapie cognitive mais appliquée à la sphère psychosomatique.
Il faut insister avec ces patients car souvent, méconnaissant ce phénomène d’auto-hypnose, ils ne croient pas que de simples mots puissent rendre malades et négligent d’en parler.
Bien sûr, ce ne sont que des exemples et rien ne peut être généralisé:
-on peut passer son temps à jurer comme un charretier et être en pleine forme. Sans doute faut-il un dépasser un certain seuil d’intensité dans le stress – par rapport au vécu émotionnel de « fond » du sujet, pour déclencher ce genre de conversion.
-il y a des somatisations qui passent par d’autres déclencheurs: représentations mentales sans langage verbal, phénomènes réflexes de type conditionnés, causes physiques externes pures, etc… Les phénomènes conversifs, qui ne représentent qu’une fraction de la pathologie corporelle réversible, sont parfois invoqués à tort et à travers pour expliquer des maladies d’origine exogène (intoxication, microbe, etc…).
– le dialogue interne (ou la représentation mentale) inapproprié peut n’être qu’un co-facteur morbide intriqué avec d’autres agents perturbant la santé. Toutefois, sa neutralisation peut être décisive pour éviter les rechutes.

*En thérapeutique

L’hypnose médicale est un outil privilégié pour coder la « solution » dans le corps, corrigeant la programmation erronée auto-induite par le patient. C’est parfois le patient lui-même qui y parvient au cours du rêve ( FREUD ne disait-il pas qu’il était une tentative de guérison?) , reprogrammation auto-régulée qui fait appel aux souvenirs et à des métaphores oniriques souvent subtiles.

La transe permet aux verbes de « s’incarner » pourvu qu’ils soient habilement introduits par des évocations mobilisant la motivation et l’énergie émotionnelle du patient. Réécrire les expressions ou les ressentis qui se sont mal imprimés dans le corps est un art et non pas une simple technique, qui peut donner des résultats rapides et écologiques, comparés aux inconvénients des traitements suppressifs médicaux.

Notes:
(1) ici au sens cognitif: mode de traitement de l’information échappant au contrôle conscient du sujet.
(2) terme employé par Daniel ARAOZ pour expliquer la psychogénèse de troubles variés. Ancien élève de MILTON ERICKSON, Professeur à l’Université de Long Island (New York) et formateur en hypnothérapie, D.ARAOZ est l’auteur de
 » New Hypnosis  » (Aronson 95)
(3) ce qui fait partie des phénomènes concernant l’encodage lié à l’état décrit par Ernest ROSSI dans Psychobiologie de la guérison (Le souffle d’or, 2002)

Par Docteur Didier SEBAN.